Trio météorites d'orgueil

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Le groupe, de personnel volontairement restreint, combine musique écrite et improvisations, ses recherches et productions aspirent à une construction sonore cohérente, rendue possible par des va-et-vient entre phases de synchronisation/harmonisation et de phases exploratoires, le résultat est une musique vivant aux accents résolument contemporains, ne laissant pas place à la performance instrumentale pour la performance ou à des variations thématiques pour le but de démonstration. Si délectation et curiosité sonores sont avant tout recherchées, les résultats ne flirtent jamais avec l'easy listening, mais touchent qui les écoute, les concerts de Météorites d'orgueil immergent le public dans un univers intérieur, lui proposant une expérience sonore jamais prévisible, sensorielle, physique, où la sensation est en prise directe avec les nerfs, sans référence au savoir, ni pour autant concession au joli.

Portrait trio rodez

Vincent Labro/saxophones    Myriam Rigaill/clavier    Frédéric Vaudaux/batterie

 

Témoignages & petites histoires...

samedi 22 septembre 2007, par webmaster
"La pire expérience de ma vie"

Madame T. s’exprime ici sous couvert de l’anonymat.

"C’était en 2006 au Burgaud, non loin de Toulouse. Une expérience épouvantable qui a changé ma vie. J’habitais là-bas à l’époque, et depuis j’ai déménagé pour essayer d’oublier. Mais je crois que je n’oublierai jamais.

Depuis je ne peux même plus allumer la radio ou la télévision. Les images me reviennent avant que mon doigt n'atteigne le bouton. Je fonds en larmes à chaque fois.

Au départ j’ai cru que l’on égorgeait un animal en lui découpant les membres à la hache en même temps. Un cheval ou un mulet, mais cela avait aussi quelque chose des cris de singes. Puis ça s’est arrêté brusquement. Les hurlements qui ont suivi étaient encore plus inquiétants. Mais comme je croyais entendre des sirènes s’approcher, je me suis dit que les secours arrivaient. C’est alors que je me suis évanouie [...] Le lendemain, c’était l’horreur. Il n’y avait plus une seule feuille aux arbres, et même dans la rue la peinture des voitures était toute pelée.

...quand j’ai vu dans la glace que je n’avais plus de cheveux, je me suis évanouie à nouveau."

 

"Avec eux, on peut dormir tranquille"

Madame et Monsieur Canterolla, crémiers dans le quartier Arnaud Bernard à Toulouse, se félicitent d’avoir rencontré les Météorites d’orgueil.

"...Rhô nous on n'a rien à redire. C’est du bon boulot qu’ils font et cela nous ne gêne pas du tout, au contraire, ça nous arrange qu’ils répètent dans une de nos caves. Depuis leur installation, les rats on n’en voit plus! même plus besoin de mettre du poison ; c’est beaucoup plus pratique pour un commerce alimentaire, sans compter que depuis qu’ils répètent chez nous, les fromages s’affinent deux fois plus vite..."

 

"L’histoire des vaches est un malentendu"

Le lieutenant Boulbonne, de la Brigade de gendarmerie de Bourg-de-Visa, répond ici aux journalistes de la Dépêche du Midi.

"Je pense que l’incident est clos désormais, puisque les individus ne sont plus en garde à vue et que les éleveurs indemnisés par la D.R.A.C. ont refusé de porter plainte. Il s’agit d’un malentendu que l'on peut comprendre que la brigade de recherche n’ait pas voulu démentir avant d’être sûre. [...] il faut se souvenir des faits. Les prévenus avaient leur scène dressée juste dans le champ d’à côté ; les analyses toxicologiques n’ont révélé aucune contamination biologique ou chimique du troupeau décimé. Il était donc parfaitement naturel de chercher une relation de cause à effet entre le concert et la découverte des quatre-vingts vaches raides mortes, à moins de cinquante mètres, le lendemain matin."

(Extrait de la Dépêche du Midi du 15 mai 2007)
 

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Météorites d’orgueil est un groupe de musiciens, natifs du village d’Orgueil en Tarn-et-Garonne, et victimes de sa météorite ! Ils se sont rencontrés très jeunes à la chorale du village ainsi que dans les hôpitaux, où leurs parents les accompagnaient aux visites de suivi des séquelles de leur exposition au "caillou", comme on dit là-bas.

Toutes sortes de symptômes étranges ont été constatés sur les jeunes enfants dans la zone d’irradiation du bolide : certains mangeaient des fourmis, d’autres entendaient des voix, scandaient des obscénités dont le sens ne pouvait que leur échapper à leur âge, comme des incantations vengeresses à la gloire du prolétariat agricole, etc. ceci fut cause de grands bouleversements à l’époque, et laissa les parents des victimes désemparés, au point même que les sorties hebdomadaires au carrefour se raréfièrent, et que de loin en loin la vie de la petite cité s’isola complètement au reste du monde.

C’est dans l’art, au long de mutations successives (puberté exclut), que les petits Vincent, Frédéric et leur amie Myriam, trouvèrent un dérivatif à leur profonde souffrance. Mais la voie fut difficile pour trouver comment, en dépit des voix tonitruantes qu’ils entendaient dans leurs têtes, ils pourraient parvenir à devenir des stars. Après des tentatives infructueuses pour concourir individuellement à Star Academy ou à La Nouvelle Star, ils ont successivement constitué un ensemble vocal votif, un groupe de folklores en costume local, pour s’orienter vers une musique moderne ; la "toulousaine" (’house" typique à la région) ; ils rencontrèrent quelques succès d’estime dans la chanson militante ultra libérale avec leurs premiers single "Seuls les plus forts", puis, suite à la rencontre du gourou balinais installé dans le château du village, trouvèrent enfin la voie d’une projection subliminale et exploratoire des musiques du futur.

Les critiques de la célèbre "Dépêche du Midi" qualifient, leur oeuvre de "vomit futuriste, à la croisée du contemporain abscons, du jazz à deux balles, et du bruit de fond pour film pornographique amateur [...]". Éloge qui leur a valu de nombreux engagements sur des fêtes foraines, comme intervenants extérieurs dans des établissements d’enseignement religieux raëlien, et dans des établissements spécialisés, où individuellement et en groupe, ils ont pu lors de séjours plus ou moins longs, approfondir leur démarche.

Météorites d’orgueil sont des exemples pour les générations futures, dont ils défrichent tout ce qui pourrait obstruer les oreilles, comme une véritable curiosité touristique (tous sont visitables sur rendez-vous !). Cet espace numérique vous propose de les découvrir, en profitant des rares productions qu’ils ne cherchent pas à vendre, car leur démarche d’avant-garde leur imposant de coller à leur époque, ils travaillent leur cupidité comme tous leurs autres instruments.

Vivant en complète autarcie dans une grotte aménagée au droit de la paroi du cratère d’Orgueil, leurs nombreux engagements animent régulièrement la vie villageoise de la clameur des ambulances spéciales affrétées pour les conduire avec leur équipe de soins, sur les scènes du monde entier. Outre la curiosité de leurs productions sonores, les concerts de Météorites d’orgueil sont chaque fois des grand-messes d’espoir pour les milliers de malades à travers le monde.

Leur succès leur a valu des jalousies irrémissibles, ponctués d’articles de presse et de traitements médiatiques calomnieux ; comme cette histoire de vaches folles qui n’a, comme le savent tous les fans du groupe, pas le moindre fondement.

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Météorites d’orgueil, c’est plus qu’un ensemble musical, puisque son personnel constitue dans le privé un groupuscule d’activistes fanatiques pour la libération du solfège. Ils ont inventé un nouveau système de notation musicale, adapté au départ pour le Rap, le verlège, dont la combinaison aux tablatures offre une telle variété de lectures possibles que tout morceau écrit confine obligatoirement à l’improvisation dans son interprétation.

Amateurs de petits fours et de champagne, ils n’hésitent pas à s’inviter - s’ils ne le sont pas, ce qui est rare - à tous les pince-fesses du landerneau culturel local, comme aux festivals les plus prestigieux. Ainsi ils participent pratiquement chaque année au festival International des Musiques pédantes de Neuilly-sur-Seine. Lauréates deux années d’affilée (2006, 2007) du Trophée Ludwig Audica®, récompensant la plus innocente et gratuite débauche de décibels, délivrée par un jury composé des plus hautes sommités en termes d’aide acoustique, leur carrière a pris récemment un nouveau tournant, puisqu’ils ont été consacrés "Musiciens du siècle" par la revue "Le chasseur Français’, dans son numéro spécial de septembre 2007 consacré aux appeaux.

Cocluche de tous les programmateurs de spectacles d’avant-garde, le groupe doit parti de son succès au fait qu’il draine à ses concerts un fan-club abondant, constitué pour l’essentiel d’assujettis sociaux affamés et drogués, dont les beuveries et les mauvaises manières ne manquent jamais d’encanailler les soirées, leur conférant souvent une dimension de happening.

                                                                  

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Avis 1

Partitions

Heavy walking 1Heavy walking  (23.77 Ko)—La ride du lion 2La ride du lion  (38.68 Ko)—Les points sur les i ut 2Les points sur les i ut 2 (31.16 Ko)—Noircitude 2Noircitude  (412.2 Ko)—Paf score complet ut 3Paf score complet ut 3 (43.93 Ko)—Paralax ut 2Paralax ut 2 (23.9 Ko)—President alien tourne7 7President alien tourne7 7 (17.55 Ko)—Rictus 4 6Rictus 4 6 (25.51 Ko)—Valium ut 2Valium ut 2 (24.91 Ko)—Wasps nest 2Wasps nest 2 (34.8 Ko)—Zoo 2Zoo 2 (28.02 Ko)

 

 

Date de dernière mise à jour : 21/01/2017